Vermifuger

S'il est tout à fait normal d'avoir une présence de parasites intestinaux chez le cheval, il est primordial d'en contrôler la quantité à l'aide notamment de vermifuges ou de plantes régulatrices.

A l'état sauvage, le cheval gère son parasitisme naturellement grâce aux plantes qu'il ingère au cours des saisons. Vous avez d'ailleurs peut-être remarqué que vos chevaux mangeaient des ronces, des orties, des cynorhodons, des chardons ou même l'écorce de certains arbres à une période de l'année. C'est tout à fait normal et naturel car les animaux savent sélectionner leur nourriture en fonction de leur besoin : tout l'intérêt d'avoir des terrains variés et enrichissants (zone humide ou boisée, pente, diversités des espèces de végétaux...) !

 

Les chevaux étant aujourd'hui domestiqués, nous n'avons pas tous la chance d'avoir du choix et de la diversité dans nos pâtures, il devient alors essentiel d'aider le cheval à réguler sa flore intestinale. Pour cela, vous pouvez opter pour des vermifuges chimiques en sélectionnant la molécule en adéquation avec la saison.

Attention, les chevaux miniatures réagissent très mal à la Moxidectine. Il est fortement déconseillé de leur donner cette molécule.

 

Pendant longtemps, il a été conseillé de vermifuger à chaque saison, de récentes études ont montré que cela créait non seulement des résistances chez les parasites mais un également des lésions de l'appareil digestif chez les chevaux. Il est préconisé de réaliser 1 à 2 vermifuges par an (au printemps et en début d'hiver par exemple) et de soutenir le système rénal et digestif du cheval à la suite de la vermifugation sous forme de cure de drainage.

Il existe également des mélanges de plantes qui permettent de donner à la flore intestinale les armes pour combattre naturellement l'excès de parasites.

 

Le choix du type de vermifuges doit être fait en fonction de votre gestion et des conditions de vie du troupeau ; plus la concentration d'individus est importante plus le risque d'infestation dû à la présence de crottins est importante. Certains secteurs sont également moins favorable au développement de parasites (par exemple en altitude).

 

Enfin, rappelons ici qu'une bonne gestion du parasitisme chez vos chevaux doit se coupler avec non seulement un nettoyage régulier de vos pâtures (ou un roulement de celles-ci) et également un suivi coproscopique réguliers afin de déterminer vos chevaux excréteurs de ceux qui ne le sont pas et pouvoir traiter au plus juste vos animaux.